Accueil Exclus News Quand les tubes de Beyoncé et Drake deviennent des actifs financiers Et si un tube ne se contentait plus de faire danser ou chanter le public ? Dans l’industrie musicale actuelle, certaines chansons sont devenues de véritables actifs financiers, capables de générer des revenus pendant des années grâce au streaming, aux diffusions radio, aux placements publicitaires ou encore aux synchronisations dans les films et les séries. Le phénomène concerne notamment les catalogues associés à des superstars comme Beyoncé et Drake. En 2024, Royalty Exchange a ainsi vendu les droits à des revenus issus de 36 titres comprenant notamment In My Feelings de Drake et Break My Soul de Beyoncé. L’investisseur ayant remporté l’enchère a payé 535 000 dollars pour percevoir une partie des royalties générées par ces œuvres. Le principe est relativement simple : au lieu d’attendre directement les revenus futurs d’une chanson, un détenteur de droits peut vendre une partie de ses revenus à un investisseur. Celui-ci mise alors sur la capacité du catalogue à continuer de générer des royalties dans le temps. Une logique qui rapproche progressivement la musique de certaines catégories d’actifs traditionnellement présentes dans la finance. Drake illustre particulièrement bien cette mécanique. Dès 2019, les royalties d’édition de son titre Redemption avaient été proposées aux enchères. L’opération s’était conclue à 8 350 dollars, donnant à l’acquéreur le droit de percevoir certains revenus d’édition pendant une période déterminée. Du côté de Beyoncé, l’intérêt financier autour de son répertoire s’inscrit dans un marché beaucoup plus large. En 2026, Sony Music Publishing a annoncé l’acquisition du catalogue de Recognition Music Group, comprenant plus de 45 000 titres, parmi lesquels figurent des œuvres de Beyoncé. Selon Reuters, une source proche de l’opération a estimé sa valeur à environ 4 milliards de dollars, même si les sociétés concernées n’ont pas communiqué le montant officiel de la transaction. Derrière ces transactions se cache une nouvelle manière de considérer une chanson : un morceau peut être une œuvre culturelle, mais également une propriété génératrice de revenus. Plus un titre reste écouté, diffusé ou exploité commercialement, plus ses droits peuvent conserver une valeur économique. Le streaming a donc changé bien plus que la façon dont nous écoutons la musique. Il a contribué à transformer certains catalogues en portefeuilles de revenus susceptibles d’intéresser des investisseurs institutionnels, faisant de nos tubes préférés des actifs dont la valeur se négocie désormais aussi dans les coulisses de la finance. Partager : Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X J’aime ça :J’aime Chargement…