Accueil Exclus News Non. Si la question est prise au sens littéral, Booba ne remplacera évidemment pas Victor Hugo dans les programmes scolaires ou dans le patrimoine littéraire français. En revanche, cette formule renvoie à un débat culturel qui prend de l’ampleur : le rap peut-il être étudié avec la même exigence que la littérature classique ? C’est précisément le sujet d’émissions, d’essais et de discussions récentes autour du livre Rap : Littérature 2.0, qui met en parallèle des auteurs comme Victor Hugo ou Charles Baudelaire avec des rappeurs tels que Booba, Damso ou Aya Nakamura. L’idée n’est donc pas de substituer Victor Hugo à Booba, mais de reconnaître que certains textes de rap mobilisent des procédés littéraires comparables : jeux de mots et doubles sens ; métaphores et allégories ; construction narrative ; critique sociale et politique ; richesse du vocabulaire et travail sur la musicalité de la langue. De plus en plus d’enseignants utilisent déjà des morceaux de rap en classe pour étudier la poésie, la versification ou les figures de style, en complément des auteurs classiques. Cela ne signifie pas que Booba devienne un « nouveau Victor Hugo« , mais que le rap est progressivement reconnu comme un objet d’étude légitime de la langue française. En résumé, la question « Booba va-t-il remplacer Victor Hugo ? » est surtout une provocation intellectuelle. Le véritable enjeu est de savoir si la littérature peut s’enrichir de nouvelles formes d’écriture sans renoncer à son patrimoine. Beaucoup d’universitaires et de spécialistes répondent aujourd’hui que les deux peuvent coexister : Victor Hugo demeure un pilier de la littérature française, tandis que Booba est devenu l’une des figures majeures de l’évolution contemporaine de la langue et de l’écriture dans le rap. Partager : Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X J’aime ça :J’aime Chargement…