Résoudre : *
24 ⁄ 6 =


Résoudre : *
1 × 16 =

Panoramica Mirador Atkinson © Inti

Des fresques colorées dotées de motifs latino-américains de toute sorte, qui décorent les rues du monde entier… et derrière ces murs, un seul homme : Inti. Voici l’histoire de cet artiste pour lequel le street art est l’expression-même de sa culture et de ses origines…

Inti (« Dieu du Soleil » en quechua) est un street artiste originaire du Chili. Né en 1982 à Valparaíso. c’est à l’âge de treize ans qu’Inti Castro découvre l’art urbain. Entouré de sa bande de copains artistes (Hecho, Cekiset, LRM), il sillonne les rues bariolées de sa ville natale pour s’exprimer sur les murs qui l’entourent. Valparaíso est en effet une cité reconnue pour sa richesse artistique et culturelle. La ville connaît l’arrivée massive de la culture hip hop exportée des États-Unis dans les années 80, et goûte auparavant à la colère de mai 68, qui gronde alors Outre-Atlantique… Son histoire fascine, et son architecture tout en hauteur représente un vrai terrain de jeu pour les jeunes artistes en herbe comme Inti. Passionné par l’art, Inti fait ses études à l’École des Beaux-Arts de Viña Del Mar, pour développer son propre style, à la fois poétique et surréaliste. Après un bref passage académique pour sa formation, Inti retourne graffer dans les rues et les galeries, et va étendre son œuvre dans l’ensemble du territoire sud-américain. Il finira progressivement par s’exporter aux États-Unis et en Europe. En 2000, il retrouve son ami et collègue LRM en intégrant le Stgo Under Crew, composé de disciples du street art chilien. Ses œuvres lui demandant beaucoup de temps en terme de détails et d’espace de création large, Inti crée principalement des fresques commandées à l’occasion de festivals, ou bien des œuvres d’ateliers.

Pour Inti, l’art est surtout un hommage à ses racines latines. Cependant, quelques messages sociopolitiques se dissimulent dans son œuvre, dénonçant au passage la pauvreté et la violence alarmantes que subit son pays. Inti s’inspire pour cela de l’art mural propagandiste de la Brigada Ramona Parra, un groupe militant d’étudiants et d’ouvriers communistes. Le street artiste chilien aborde des sujets divers : la religion chrétienne fusionne avec des éléments païens, la vie côtoie la mort, et la civilisation inca vient se confronter à la révolution chilienne des années 70.

Défiler vers le haut