« Bonbon » : la sucrerie qui pique plus qu’elle ne rassasie

Gims – Bonbon

Avec “Bonbon”, Gims signe un single faussement léger — un morceau qui brille comme une friandise, mais qui laisse un arrière-goût amer, presque toxique. Derrière le titre sucré, le son est construit comme un piège pop-afro : mélodie accrocheuse, rythme dansant, mais texte rempli d’ironie et de double lecture.

Ici, le “bonbon” n’est pas une douceur : c’est la métaphore d’une relation addictive, d’un plaisir qu’on veut encore et encore, même s’il finit par abîmer.
Gims joue avec les contrastes, mêlant séduction, danger et humour noir, comme si chaque couplet était une manière de dire :

« Tu veux ton sucre ? Très bien. Mais sache que ça coûte. »

La prod, elle, glisse comme une soirée d’été trop parfaite : basses rondes, nappes scintillantes, touches de percussions afro, le tout porté par une interprétation mi-chantée, mi-charismatique, où Gims déroule son univers avec une facilité presque insolente.

“Bonbon” fonctionne alors comme un tube masqué :
une chanson qui te reste dans la tête, mais qui raconte en réalité les pièges du désir, les dépendances affectives, et ce moment où la douceur devient poison.

Un single sucré, oui —
mais c’est le genre de bonbon qui colle aux doigts et laisse des traces.