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Artiste couteau-suisse, Black Moz manie le slam comme il gère l’industrie musicale : avec amour ! Le confinement se termine à peine que Black Moz promet déjà de nouveaux projets : la reprise du Madi Square Garden, un nouveau single ainsi qu’un nouvel album… Voici l’histoire de ce commercial devenu amoureux des mots, depuis qu’un concours de slam aura tout déclenché !

Quel a été ton parcours d’études ? Te destinais-tu à la musique professionnellement ?

Alors pour répondre à ta question par rapport à la musique et à la destinée : pas du tout ! J’ai un parcours en école de commerce, donc j’ai fait une licence en marketing. Ensuite, j’ai fait une maîtrise en management à Montréal (au Canada). Moi, à la base, non, j’étais commercial, j’étais chargé d’affaires ou chargé de marketing en fait… donc je voyais plutôt ma vie dans ce sens-là ! Après, la musique est arrivée à Montréal, quand j’ai participé à un concours d’auteurs à l’université où j’étais, et un de mes textes a gagné le concours. C’est comme ça que l’aventure musicale a commencé ! J’ai commencé par écrire pour des artistes soul et R&B, et ensuite je me suis lancé dans le slam puis le rap. Rien n’était destiné à la musique ! Pour moi, la musique a été une grande surprise dans ma vie ! (rires)

Mais du coup, tu faisais de la musique à côté de tes études ou c’est vraiment par le biais de ce concours que tu t’es lancé dans la musique ?

Non, c’est vraiment par le biais de ce concours-là. Moi, je suis un passionné de musique depuis tout petit ! Je suis un passionné de hip hop, j’écoute beaucoup de R&B, de soul et tout, mais c’était vraiment en tant qu’amateur de musique. Je la consommais, mais je ne la créais pas ! Là où je suis passé du côté créateur, c’est à partir de ce concours-là, c’est-à-dire que des gens ont aimé ma façon d’écrire, et c’est là que je me suis dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire à ce niveau-là. C’est là que j’ai commencé à partager mes textes sur scène, sur des scènes ouvertes de slam, et ainsi de suite, les choses se sont enchaînées…

D’accord, donc c’est comme ça que t’est venue cette passion pour la musique et le slam, c’est vraiment par le concours, c’est… bam, quoi !

Ouais, le concours a tout déclenché ! Comme je t’ai dit, j’écrivais pour moi, j’écrivais dans ma chambre, mais je ne pensais pas avoir un talent quelconque… c’est le retour des gens, par rapport à ce concours-là, qui m’a fait prendre conscience que, peut-être, il y avait quelque chose à faire, et que les gens pouvaient être touchés par mes mots et par mes textes.

Et pourquoi avoir choisi le blaze de « Black Moz » ?

C’est un ami à Montréal qui m’avait appelé comme ça, parce qu’il m’avait dit : « Tu manies les mots, comme Mozart manie le piano ». Il a commencé à m’appeler « Black Mozart », et ensuite ça s’est réduit à Black Moz… donc voilà, tout le monde m’appelait « Black Moz » à Montréal, donc j’ai adopté ce nom-là !

Comment décrirais-tu ton style de musique ? J’ai écouté un peu de ton son et il y a du slam, tu fais du slam, mais il y a diverses influences… qu’est-ce que tu écoutes, justement, pour amener à cette musique-là ? Quels artistes t’influencent ?

C’est vrai qu’il y a plusieurs influences. Moi, à la base, c’était vraiment que l’écriture donc c’était juste du slam, mais je voulais ensuite habiller mes textes de musique. Il y avait beaucoup de piano, de guitare… je mettais beaucoup de soul music, en fait. De la soul, et après, quand j’ai commencé à faire du rap, là j’ai vraiment accentué ça et je suis allé piocher dans des rythmes de soul music, je prenais des samples de groupes des années 70 que je rajoutais à mes morceaux. Donc, ouais, c’est vraiment du « rap soul », en fait ! C’est sûrement ce que j’écoute au quotidien, que ce soit du hip hop, de la soul music ou du R&B, et tout ça, ça a crée la musique de Black Moz. C’est vraiment un cocktail… donc c’est du rap sur des sonorités soul des années 70’s-80’s.

Si tu as des noms d’artistes, en tête, qui t’influencent… quels sont ces artistes ?

Alors, je dirai en France, ceux qui m’ont incité à écrire, je dirai des gars comme Kery James, Grand Corps Malade… il y a… Youssoupha aussi et Lino d’Arsenik ou Oxmo Puccino.

Tu as en tout réalisé trois albums : l’opus slam Insoupçonnable en 2011, le deuxième album On ne vit qu’une fois, qui est sorti en avril 2013, et le petit dernier, Envoles-toi, sorti en mars 2015… Qu’est-ce qui t’inspire pour écrire ? Quels sont les thèmes récurrents dans tes textes ? Je vois que c’est assez personnel…

Ouais, il y a de tout ! C’est-à-dire le côté personnel, oui, parce que je raconte un peu, moi, mes émotions, je fais part un peu de ma vision des choses sur ce monde… donc je dirai que les thèmes, c’est beaucoup la vie, l’amour, les relations humaines, ainsi que les relations en société… je fais beaucoup d’analyses, de constats sur notre monde ! Donc oui, les thèmes, ça va être souvent ça : ça va être l’amour, les relations humaines, la société et les valeurs de ce monde.

Entre ton premier opus et le dernier, Envoles-toi, as-tu perçu une évolution musicale ? Aussi bien qualitative que personnelle…

Ah oui, bien sûr (rires) ! C’est-à-dire que pour le premier, je me cherchais encore. Je travaillais aussi de manière différente : pour le premier j’avais déjà tous mes textes que j’avais écrits, et je les ai habillé de musique, de piano, de guitare… après pour les autres albums, j’ai travaillé différemment : j’ai d’abord fait appel à des beatmakers, pour ensuite créer mes textes par-dessus, parce que c’était la musique, les sonorités, qui m’inspiraient… alors que pour le premier album, j’avais déjà écrit et ensuite j’ai habillé. Donc on a effectué deux manières de travail différentes, et… l’évolution, aujourd’hui, c’est que ça m’a aussi apporté une certaine oreille musicale et que, si on écoute le troisième album, on voit qu’il y a plus de rythme… j’ai vraiment voulu m’adapter au rythme, aux instrumentales qu’on me faisait, et pas l’inverse. J’écris maintenant sur le rythme, sur la musique, en fait… c’est ça la finalité.

Parmi tous ces opus, lequel te représenterait le plus, à ton avis ? Je ne parle pas de manière qualitative… si on te disait : « Black Moz », quel opus te viendrait en tête spontanément parmi tous ceux que tu as faits ?

Je dirai le dernier, Envoles-toi, et puis celui qu’on est en train de préparer aussi, qui arrive en fin d’année. Je pense que ce sera celui-là qui va vraiment « incarner » le vrai Black Moz, parce que là, il y aura vraiment de tout ! Ça arrive d’ici fin 2020… Je peux même dire que c’est la bande-son de ma vie, en fait ! Ma B-O !

Petit flashback dans ta vie : te rappelles-tu de ton premier concert, et de comment ça s’est passé ? Qu’est-ce que ça t’évoque ?

Alors ma première scène, mon premier concert, je dirai que c’est là que j’ai pris conscience du rôle qu’avait la musique. À la fin de mon concert, les gens sont venus me voir, des gens que je ne connaissais pas sont venus me féliciter, certains en pleurant parce qu’ils avaient été touchés par mes mots et qu’ils se reconnaissaient dans certains de mes morceaux. C’est à ce moment-là que je me suis dit : « Wow ! Si la musique provoque ce genre d’émotions, c’est ça que je veux faire ». C’est-à-dire toucher les gens de cette manière-là ! Si ma musique peut provoquer des choses chez les gens, les faire grandir, les faire réfléchir, alors j’ai trouvé mon rôle.

J’imagine que tu as déjà participé à des concours-tremplins, des festivals… si oui : quel en a été ton meilleur souvenir ? Enfin, j’imagine que tu y as déjà répondu par la précédente question, du coup…

Non, je dirai qu’il y a une nuance, parce que je te parlais de ma première scène, mais pour les concours, c’est vraiment différent, parce que c’est une compétition, on veut gagner donc on va essayer d’être meilleur que les autres. C’est vrai que c’est une configuration différente.

Après, sur scène, j’ai participé à d’autres concours, par exemple le Festival Lil Auteur, qui a lieu chaque année aux Lilas. Je faisais partie de leur sélection. Moi, ce que j’en retire, c’est que c’étaient souvent des challenges. Moi, à la base, je suis quelqu’un qui écrivait simplement dans sa chambre, et à partir du moment où on m’a invité sur des festivals, sur des concours, c’est là que je me suis dit « Ok ! Bon, non seulement il y a cette notion de plaisir, mais il y a aussi ce challenge d’être aussi le meilleur ! » Pour moi, c’était un bel exercice et comme j’ai gagné certains concours, ça m’a conforté dans mes choix. Aujourd’hui, j’ai envie de devenir une des plus belles plumes du slam ou du rap en France.

Le digne héritier de Grand Corps Malade ?

Bah voilà : pourquoi pas.

D’ailleurs, il faisait aussi des ateliers et ça m’amène à te poser la question : tu n’es pas seulement artiste, tu es aussi professionnel dans le milieu, notamment avec ton label Paltan Family Records. Quand, comment et pourquoi s’est fondé ce label ?

En fait… quand je suis revenu en France, après le Canada, je voulais faire des scènes, je voulais faire certaines salles françaises, surtout parisiennes ! Et… à chaque fois, j’étais confrontée aux mêmes barrières, c’est-à-dire que je n’avais pas de label ou de maison de disques derrière moi, donc c’était difficile d’avoir accès à certaines salles pour y organiser des concerts. C’est là que des proches m’ont dit : « Mais pourquoi tu ne créerais pas ton propre truc ? », et je me suis dit « Ok ! ». Je me suis renseigné pour pouvoir créer ma propre structure, et j’ai crée le label Paltan Family. À la base, c’était pour m’autoproduire, et une fois que je l’ai crée, j’ai pu faire mes concerts dans les salles que je visais. Ça m’a aussi ouvert d’autres portes que je ne soupçonnais pas, c’est-à-dire que j’ai pu collaborer avec des écoles pour y administrer des ateliers d’écriture dans les classes de collège et de primaire. J’ai pu également faire des collaborations avec des mairies, j’ai pu être rémunéré pour ma musique, pour mon art, et voilà ! C’est ce que le label m’a aussi apporté : un certain professionnalisme et une certaine crédibilité aussi dans le milieu de l’industrie musicale.

Quelles sont les valeurs de ce label ?

Les valeurs, c’est déjà le travail. Le travail avant tout ! Travailler son art. Même si on a un talent, on peut avoir un don, mais si on ne le travaille pas, on ne va pas savoir comment l’optimiser, comment l’utiliser de la meilleure des manières. Donc en premier lieu, je dirai : travail. Ensuite, c’est le partage et l’amour. J’ai dit le partage, parce que pour moi, c’est vraiment une notion très importante, parce que pour moi, la musique, c’est d’abord du partage. On fait d’abord les choses par passion, parce qu’on aime partager cela avec d’autres amateurs comme nous, c’est-à-dire que sur scène, on aime déjà partager la musique, on aime partager nos chansons. Quand on fait des collaborations aussi, c’est du partage : on partage des valeurs, on partage des univers… donc les mots d’ordre du label, c’est « travail », « partage » et puis l’« amour ». L’amour car c’est grâce à l’amour qu’on pourra faire des choses ensemble. C’est l’amour de la musique, l’amour des autres… et ce sont ces valeurs-là que je prône en tout cas avec le label !

Belles valeurs en tout cas ! Et quelles sont les missions de ce label ? Tu m’avais parlé du côté « événementiel », mais je vois que tu as un panel d’artistes à tes côtés, notamment Sheli Rose. Accompagnes-tu des artistes ?

Ouais, en fait, j’ai l’ambition avec ce label-là de servir de tremplin pour les artistes. D’abord je produis des artistes, je produis des albums. En ce moment, par exemple, je suis sur le développement de deux d’artistes : il y en a un qui s’appelle Pat, qui fait du R&B, et une autre jeune chanteuse qui s’appelle SURFERCHILD, qui elle, fait de la pop. Je suis aussi sur mes projets en tant que « Black Moz » en même temps. À côté, j’organise aussi des événements qui ont pour but de mettre en avant des artistes. C’est un événement qui s’appelle « le Madi Square Garden », qui a lieu tous les derniers mardis du mois, à l’Étage,  et qui a pour but de mettre en avant plusieurs artistes. Je suis aussi animateur sur une émission de radio sur la radio Espace FM (98.8). J’y accueille aussi des artistes pour les mettre en avant. Donc les missions de ce label, c’est de mettre en avant les talents. Mon but est d’aider les artistes à se développer, et de pouvoir ensuite les aider à s’envoler et pourquoi pas ensuite signer pour des majors et des maisons de disques…

Il paraît que tu as également lancé ta propre marque « Black Moz Brand », et que tu as une boutique dans le 11ème arrondissement de Paris : pourquoi cette alternative et que propose ta marque ?

Je dirai que c’est un concours de circonstances et qu’aujourd’hui, c’est un de mes projets phare ! À la base, quand je faisais des concerts, je portais toujours un tee-shirt où il y avait écrit « Black Moz », avec mon logo dessiné par Sophie Bigo. Lorsque les gens me voyaient avec ce tee-shirt, souvent les gens voulaient le même, voulaient l’acheter. Moi, à la base, je pensais que les gens voulaient l’acheter parce qu’ils voulaient soutenir Black Moz, l’artiste ! En fait, je me suis rendu compte que c’était le visuel qu’ils aimaient, et que ce n’était pas forcément pour l’artiste Black Moz. C’est à partir de là que je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire avec ce visuel-là. J’ai donc proposé à Sophie Bigo, celle qui dessine toutes mes pochettes d’albums et de singles, d’en faire une marque. C’est là qu’on a crée la marque « Black Moz Brand ». Tous les dessins sont inspirés de ma musique, de mes chansons. On a une boutique en ligne sur le site BlackMozBrand.com (https://www.blackmozbrand.com/), et on peut également retrouver nos vêtements dans certaines boutiques parisiennes. On avait commencé avec la boutique Aimé26 dans le 11ème arrondissement, et bientôt on va aussi être présents dans d’autres boutiques à partir de septembre.  

C’est vrai, qu’en ce moment, c’est un peu compliqué…

Ouais, mais je pense que ça va revenir. Ça revient petit à petit, et même : la boutique en ligne fonctionne bien, donc les gens peuvent commander et se faire livrer les produits chez eux 

D’accord. D’ailleurs, je me permets de rajouter une question, mais en tant que professionnel de l’industrie musicale, comment tu as perçu cette période de confinement ?

Alors, on va dire que la chose la plus difficile pendant cette période, c’est qu’on ne pouvait pas faire de concerts ! Moi, c’est ce qui me manquait : j’aime la scène ! Donc, c’est vraiment les concerts qui me manquaient, de pouvoir parler aux gens, pouvoir toucher les gens, le public, voir les émotions des gens, donc c’était ça qui me manquait. Après, on va dire, ça m’a quand même servi dans un sens : ça m’a permis de retravailler les projets, de peaufiner certaines chansons, et de travailler aussi sur les stratégies qu’on allait adopter avec le label, de me recentrer sur certaines choses et… voilà ! Ça m’a permis d’avoir beaucoup de moments de réflexion par rapport aux projets à venir !

Comme quoi des mauvaises choses peuvent en sortir de bonnes !

Ah oui, ça a été bénéfique dans un sens, parce qu’on était obligés de rester au calme et puis de réfléchir, donc ce n’était pas plus mal aussi…

Et d’ailleurs, comme tu disais tout à l’heure, le confinement est fini, et le Madi Square Garden, ça recommence pour sa quarante-deuxième édition le 30 juin prochain. Tu m’as dit du coup en quoi ça consistait : principalement pour présenter des jeunes artistes à un public. Est-ce que par hasard tu fais d’autres soirées dans le genre (j’ai entendu parler des Madi’s Party) ? Est-ce toujours existant, et si oui : en quoi ça consiste ? Est-ce toujours le même principe ?

Non, en fait, c’est vraiment deux concepts différents. Il y a Le Madi Square Garden (j’ai voulu copier le nom de la célèbre salle de concerts et de spectacles de New York), cette événement est vraiment dédié à la partie « concerts » : des artistes viennent présenter leurs œuvres et font des concerts pour présenter leurs chansons. Pour cette partie concert, c’est tous les derniers mardis du mois de 20h à 22h30. 

Ensuite, les Madi’s Party, c’est vraiment pour les soirées club, dansantes. C’est pour les gens qui veulent sortir danser, et c’est tous les premiers vendredis du mois, et ça se passe toujours à l’Étage. C’est de minuit à cinq heures du matin, donc c’est pour les couche-tard ! (rires) Les Madi’s Party, c’est pour venir danser sur du hip hop, de la dancehall, de l’afro, du R&B… du reggaeton… Et pour passer une bonne soirée avec plein de good vibes et de super DJs.

D’accord ! Et d’ailleurs, tu me parles beaucoup de l’Étage : comment s’est faite cette collaboration entre toi, le label et puis la salle ?

En fait, à la base, je faisais des concerts là-bas. J’avais fait trois dates à l’Étage. Au bout de la troisième date, le gérant m’a dit : « J’aime beaucoup l’atmosphère que tu mets dans mon lieu. Lorsque tu viens avec ton public, tes musiciens et tous les gens qui t’accompagnent, vous apportez une certaine énergie dans mon lieu. J’aimerais beaucoup que tu fasses ton propre événement ». Même moi, j’ai encore du mal à réaliser ça, parce que je ne suis pas du tout dans l’événementiel à la base, mais lui a vu en moi ce côté peut-être « fédérateur » que j’avais, et le fait que j’arrivais à réunir des gens de différents univers, de différents milieux sociaux et de différentes cultures. C’est ça qu’il a aimé, en fait : cette mixité, ce brassage-là, et c’est pour ça qu’il voulait vraiment que je crée mon propre événement pour justement apporter cette énergie-là, chaque mois, dans son lieu…

Et l’Étage va vraiment devenir ton QG ou tu aspires à te développer sur d’autres salles ?

Ah ! Après, moi je suis ouvert ! C’est-à-dire que l’ Étage, c’est les premiers à m’avoir proposé cette collaboration-là, mais… après, je reste ouvert à d’autres lieux qui aiment aussi découvrir de nouveaux talents… donc s’il y a d’autres lieux qui veulent me faire participer à ce type d’événements, ou collaborer en tout cas avec le Madi Square Garden : je suis ouvert ! Le Madi Square peut s’exporter, on n’a pas de limites pour ça.

Du coup, tu m’avais parlé de ton futur album. Tu as récemment sorti ton single Le Parachutiste avec justement en featuring l’artiste PAT. Tu pourrais nous en dire plus du coup, sur ce nouvel album ? Tu m’as dit qu’il sortirait fin 2020…

Exactement ! Comme tu l’as noté, on a sorti ce premier extrait qui s’appelle Le Parachutiste. Ce sera un album qui va, comme je l’ai dit tout à l’heure, présenter l’ensemble de ma vie en fait, c’est vraiment le vrai Black Moz, car je me confie beaucoup dans cet album-là. Je parle beaucoup de ma vie, alors que pour les autres albums, je survolais un peu ces thèmes-là. Là, je parle beaucoup de moi, c’est vraiment ma vie, la vie de Black Moz, toutes mes facettes. On me dit souvent que je suis l’homme aux cinq visages, eh bien là justement avec cet album-là, les gens pourront vraiment découvrir ces différentes facettes, parce qu’il y des morceaux qui parlent d’amour, comme on a pu le voir dans les précédents albums. Je parle de l’amour, même différemment dans ce nouvel album, parce que j’ai mûri aussi, j’ai eu d’autres expériences… je parle aussi beaucoup de la vie, parce que je voulais faire aussi réfléchir les gens sur beaucoup de choses, je voulais en tout cas leur faire prendre conscience de certaines choses, à mon humble niveau, mais… je voulais en tout cas partager certains avis sur le monde, sur la société, et… puis il y aura aussi une certaine légèreté dans cet album-là : j’ai écrit des morceaux sur lesquels on m’attendait peut-être pas, par exemple des morceaux dansants, des morceaux afro… donc il y aura un peu de tout : il y aura du slam, il y aura du rap… donc c’est vraiment le « Black Moz » dans son intégralité, autant le mélancolique que le réfléchi et le festif.

Eh bien parfait ! Multi-facettes ! Et à côté de cet album, il y aura d’autres projets qui se feront en vue de 2020/2021 ?

Oui ! Il y a plein de choses qui arrivent ! Moi, je suis un grand curieux, en fait donc j’aime bien explorer. Maintenant que les gens connaissent ma plume, je me sers beaucoup de mes productions pour des collaborations, même pour des entreprises qui m’appellent pour créer des publicités. Je ne sais pas si je peux citer certaines marques ou certains noms… j’ai par exemple réalisé une publicité pour le groupe Crédit Agricole. Donc j’ai fait une pub pour eux, et là je suis actuellement en train de faire un court-métrage aussi, que j’ai écrit. Tout ça devrait arriver d’ici fin d’année 2020… si tout va bien, pourquoi pas faire un combo « film et album » ? À voir à la fin si tout concorde ! (rires)

C’est cool ! Et qu’est-ce qui t’intéresse dans le côté cinéma, de monter ce court-métrage ? Comment ça t’est venu ?

Là, c’est par rapport à l’écriture. À la base, c’était une pièce de théâtre qu’on m’a proposé de coécrire avec une autre auteure et… ensuite, une équipe m’a proposé de le mettre en image et c’est comme ça que l’idée du court-métrage est venue ! Mais, à la base, c’était mon écriture qui m’a emmené dans le théâtre, et ensuite, eh bien… (rires) le théâtre m’a mené au cinéma ! Donc ouais, le cinéma, je suis un grand curieux et j’aime bien, justement, écrire différentes choses : des poèmes… maintenant, on me propose d’écrire aussi des scénarios, donc j’espère écrire aussi d’autres choses peut-être plus tard ! Là, j’ai fait des publicités, donc je suis content que l’écriture puisse me permettre d’explorer d’autres univers comme ça !

Ah oui ! Donc des études de commerce, tu as quand même bien dérivé sur l’industrie musicale et l’art en général ! C’est fou, cette évolution comme ça ! As-tu retenu quelque chose de tes études par rapport à ce que tu fais maintenant ?

Oui, bien sûr, parce que ça me sert tous les jours ! J’ai fait des études en marketing, en management, donc oui, le côté « communication », le côté « marketing » sont des choses qui me servent au quotidien aujourd’hui pour mon label et pour ma musique ! J’ai appris d’abord à vendre, à présenter des choses. Maintenant, aujourd’hui, je fais de la musique, et je sais comment présenter, comment vendre ma musique…  J’ai de la chance d’avoir ce type d’études-là parce que souvent les artistes, eux, ont du mal à pouvoir se vendre. Souvent, ce sont des tâches qui sont dédiées au manager, au label, etc. Donc moi, J’ai d’abord eu l’école du marketing avant celle de l’art, et du coup je m’en sers aujourd’hui pour pouvoir présenter mon art au plus grand nombre…

Eh bien c’est tout bénéf’, c’est cool : c’est une boucle qui se referme, en fait… C’est vrai que c’est un peu « tabou », mais c’est vrai que l’industrie musicale, ça reste aussi quelque chose de commercial : on vend des artistes, on vend des musiques…

Oui, on ne s’en cache pas ! C’est de l’art, c’est de la passion avant tout, comme je le dis souvent, mais… effectivement, on essaie aussi de développer ça pour que ça puisse devenir une passion mais aussi un art de vie, que l’on puisse en vivre aussi par la suite…

Oui : dans l’industrie, on vend du rêve, quoi (rires) !

(rires) Ce n’est pas qu’on vend du rêve : comme je te disais tout à l’heure, ce qu’on vend, c’est des émotions. Moi, je me définis comme ça, c’est-à-dire que je propose des émotions. Quand les gens écoutent du « Black Moz », c’est pour voyager en écoutant ma musique. Je propose un voyage musical, un voyage dans les émotions ! Comme dit tout à l’heure, on passe de la mélancolie à la réflexion, jusqu’à la fête ! Nous sommes des vendeurs de voyage, et pas besoin de VISA pour voyager avec nous !

Eh bien, super fin d’interview en tout cas ! On ne peut pas espérer mieux ! Merci à toi, Madi, j’espère que tu as passé un bon moment pour répondre à ces questions, je te souhaite une bonne continuation et à bientôt !

Merci à toi pour tes questions et tes recherches, à bientôt !

P-S : la prochaine soirée Madi Square Garden, c’est exceptionnellement mardi 21 juillet prochain ! Alors à bientôt à l’Étage !

Interviews de BLACK MOZ réaliser par Alice NICOLAS

Black Moz feat PAT - LE PARACHUTISTE
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